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PRE-OUVERTURE A WALL STREET - La spirale du vide continue

Vendredi 10 Oct 2008 à 15:21

L'ouverture à Wall Street est à nouveau attendue en forte baisse, alors que le marché new-yorkais a signé hier soir sa septième séance de baisse consécutive. Hier, le Dow Jones avait reculé de 7,33%, soit la plus forte chute depuis le mois d'octobre 1987. Les investisseurs seront particulièrement attentifs aujourd'hui aux valeurs financières, après que Citigroup ait jeté l'éponge dans le dossier Wachovia, laissant le champ libre à son rival Wells Fargo. Les futures sur les indices S&P 500 et Nasdaq-100 sont respectivement en baisse de 42 points à 870,50 et de 34,50 points à 1 237,50 points.

Hier à Wall Street

Du jamais vu depuis 1987 : Wall Street a connu hier une séance cauchemardesque, à l'instar des autres places mondiales. Après une ouverture en nette hausse, le Dow Jones s'est montré hésitant pendant une bonne partie de la séance, avant de s'effondrer largement sous les 9 000 points. Ce sont une fois de plus les financières qui tirent l'indice à la baisse, avec notamment Morgan Stanley, Wachovia, Goldman Sachs ou encore Wells Fargo. A la clôture, le Dow Jones cédait 7,33% à 8 579,19 points tandis que le Nasdaq perdait 5,47% à 1 645,12 points.

Les chiffres macroéconomiques

Les prix à l'importation aux USA ont baissé de 3% en septembre, soit leur repli le plus marqué depuis cinq ans. Ils restent toutefois en hausse de 14,5% en rythme annuel, selon les statistiques du département du Travail. Quant au déficit commercial des Etats-Unis, il s'est réduit de 3,5% a mois d'août, à 59,14 milliards de dollars, principalement grâce au reflux des cours du pétrole.

Les valeurs à suivre

AIG

American International Group aurait déjà utilisé 70,3 milliards de dollars, soit 57% du prêt total accordé par les autorités américaines, selon les informations du Wall Street Journal. Les besoins d'AIG sont d'ailleurs d'une telle ampleur que le gouvernement américain, qui avait à l'origine prévu un prêt de 85 milliards de dollars, a finalement décidé de débloquer 122,8 milliards de dollars au total. Pendant ce temps, l'assureur se livre à une véritable course contre la montre, cédant massivement des actifs pour tenter de rembourser le prêt avant que la crise ne décourage les acheteurs. Une situation qui ne laisse pas la Réserve fédérale indifférente : le Wall Street Journal précise qu'une équipe de la Fed est chargée de suivre les flux financiers d'AIG.

CHEVRON

Chevron a annoncé jeudi soir s'attendre à ce que le résultat du troisième trimestre surpasse celui du deuxième trimestre de 5,98 milliards de dollars en raison de l'amélioration de des activités de raffinage. Les meilleurs résultats de la branche Aval, c'est à dire raffinage et marketing devraient plus que compenser le ralentissement des activités d'exploration et production, affectées par la chute des prix du brut et les ouragans dans le golfe du Mexique. Les analystes interrogés par Thomson Reuters tablent sur bénéfice net de 6,25 milliards de dollars, soit 3,23 dollars par action.

GENERAL ELECTRIC

Conséquence logique de la crise financière, General Electric a annoncé un bénéfice net en baisse de 22% au troisième trimestre. Le groupe a publié un bénéfice de 4,31 milliards de dollars ou 43 cents par action, contre 5,56 milliards ou 54 cents un an auparavant. Le chiffre d'affaires est ressorti en hausse de 11% sur un an, à 47,2 milliards de dollars. Le conglomérat industriel considéré comme le baromètre de l'économie américaine a fait les frais des résultats de sa filiale financière GE Capital, qui ont éclipsé la demande soutenue pour les turbines électriques et les moteurs d'avion.

MORGAN STANLEY

Le titre Morgan Stanley a dévissé hier de près de 26% à Wall Street. Touché, comme l'ensemble des valeurs bancaires, par le plongeon généralisé du secteur, la valeur souffre également des doutes des investisseurs concernant l'investissement du japonais Mitsubishi UFJ Financial Group. Les nombreuses déclarations de Morgan Stanley sur ce sujet n'y font rien : le marché doute de cette prise de participation. Aujourd'hui encore, Mitsubishi a annoncé qu'il ne comptait pas renoncer à son projet, qui se chiffre à 9 milliards de dollars.

RESEARCH IN MOTION

Research in Motion pourrait être une proie tentante pour Microsoft, selon des analystes sollicités par l'agence Reuters. Ils soulignent que le titre qui valait plus de 148 dollars sur le Nasdaq voici quatre mois, se traite autour des 60 dollars en raison de la crise financière. "RIM est un excellent choix stratégique pour Microsoft", a estimé un analyste de Canaccord Adams. "Je suis à peu près certain qu'il a une offre d'achat de prête à 50 dollars par action".

WACHOVIA, CITIGROUP, WELLS FARGO

Citigroup a annoncé l'arrêt des discussions avec Wells Fargo concernant un partage éventuel des activités de Wachovia. Elle retire donc son offre d'achat sur Wachovia, pour laquelle elle avait proposé 2,2 milliards de dollars avec le soutien des pouvoirs publics. En jetant ainsi l'éponge, Citigroup a donc concédé la victoire à Wells Fargo, qui a désormais le champ libre pour procéder à un rachat de Wachovia.

YAHOO!

Le fonds Mithras Capital, détenteur de 0,14% de Yahoo, a proposé que Microsoft rachète la société pour 22 dollars par action, a rapporté l'agence Reuters. Ce prix offre une prime de 74% sur le cours actuel. Le fonds conseille à Microsoft de vendre les actifs asiatiques de Yahoo ainsi que ceux non liés au moteur de recherche. Le géant américain des logiciels réaliserait 3 milliards de dollars d'économies et encaisserait 2,8 milliards de crédits d'impôt. Le titre Yahoo! a clôturé hier en baisse de 8,07% à 12,65 dollars, après avoir atteint 12,47 dollars, soit son plus bas niveau depuis cinq ans.

EN SAVOIR PLUS

LEXIQUE

Demandes hebdomadaires d'allocation chômage : Cette statistique américaine, qui est publiée chaque jeudi à 14h30, donne le nombre de nouvelles demandes d'allocation chômage sur la semaine se terminant le samedi précédent. Elle est un indicateur de la santé du marché de l'emploi aux Etats-Unis, mais est cependant volatile. Il est plus pertinent de surveiller son évolution sur plusieurs semaines. Les économistes surveillent ainsi la moyenne mobile de cette donnée sur quatre semaines.

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