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Restauration: cet été, les touristes en France font attention à tout

Mercredi 13 Aoû 2008 à 12:01

Cet été, les touristes français et étrangers "font attention à tout", contraints de réduire sur le traditionnel apéro ou le vin à table et à préférer le sandwich au restaurant, conséquence de la baisse de leur pouvoir d'achat.

Guillaume Le Parc, qui tient le bistrot "Chez Tonton", dans la station familiale de Bréhec-Plouézec (Côtes d'Armor), explique que, cette année, s'il s'en sort, "il bricole" dans son établissement car "les gens font attention à tout".

Joël Giraudeau, patron de l'hôtel-restaurant du "Lion d'Or" à Saint-Gilles Croix-de-Vie (Vendée) relève que pour la saison estivale "on sert moins d'apéritifs et moins de couverts, surtout le midi". C'est la conséquence de "la baisse du pouvoir d'achat et des campagnes contre l'alcool", ajoute-t-il, précisant: "on vend surtout du vin au verre, beaucoup moins à la bouteille".

"Il y a un nouveau modèle de comportement de la clientèle qui consomme beaucoup de vente à emporter dans les sandwicheries pour économiser et fait un seul repas le soir", explique-t-il.

Selon Joël Giraudeau, "les menus entre quinze et trente euros, avec vin en sus, ne marchent pas car la clientèle se rabat, en brasserie, sur les menus à quinze euros maximum, avec pizzas ou crêpes, sans boisson".

Pour Guillaume Le Parc, "avec les problèmes actuels, il faut que l'accueil et le service soient +sympa et professionnel+, qu'on leur propose l'apéro avec gentillesse, que la +bouffe+ soit bonne et qu'on les fasse rigoler", dit-il en donnant sa botte secrète: "un produit d'appel, les moules/frites qui valent entre 8,50 et 11 euros".

Agathe Albertini, qui tient un hôtel-restaurant-discothèque à Luciana, près de l'aéroport de Bastia (Haute-Corse), constate aussi aussi que les clients "ne dépensent plus autant en apéritifs". Elle se désole que les Français, voire des étrangers à fort pouvoir d'achat, "ne viennent pas au restaurant cet été, y compris le soir".

Nicolas Guyot, directeur de l'hôtel Kyriad, un deux étoiles près du centre de Marseille (Bouches du Rhône) note "une baisse de 7% sur le chiffre d'affaires de juillet sur les extras" (petit-déjeuner, bar, boutique) alors que la baisse de fréquentation en juillet sur les chambres n'est que de 3%, "ce qui n'est pas énorme".

Selon lui, de plus en plus de clients "cherchent le meilleur prix sur le net ou arrivent à la dernière minute pour négocier un bon prix".

Cette baisse, selon des témoignages recueillis par l'AFP, est confirmée par l'Umih (Union des métiers et industries de l'hôtellerie), qui constate des baisses de chiffre d'affaires de 10 à 30% en juillet dans la restauration.

"Le contexte actuel -augmentation du prix du carburant et du coût des matières premières, inflation... - accentue la baisse du pouvoir d'achat des vacanciers, notamment de la clientèle française", explique l'Umih pour qui "les professionnels des bars, brasseries, restaurants sont inquiets".

"Les habitudes de consommation déjà constatées depuis plusieurs années se confirment et même s'accentuent", affirme l'Umih qui cite "la suppression des à-côtés: apéritif, vin, café, petit déjeuner" mais aussi, pendant les repas, "un seul plat, voire un plat pour deux".

"La restauration ne constitue plus un poste important pour le client qui va préférer un sandwich à midi et se rendre à un spectacle plutôt que d'aller au restaurant, quitte à se payer un restaurant gastronomique une fois pendant son séjour", explique le syndicat.

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