LA CLOTURE A WALL STREET - La baisse du brut alimente la hausse | Bourse Reflex
Accueil > Actualités > Marchés Financiers

LA CLOTURE A WALL STREET - La baisse du brut alimente la hausse

Jeudi 24 Jul 2008 à 08:07

Les marchés actions américains ont fini en hausse grâce à la poursuite du reflux des cours du pétrole. Le prix du baril de brut léger américain a cédé 3,1% à 124,48 dollars, soit son plus bas niveau en six semaines. Les résultats globalement supérieurs aux attentes de Pfizer, PepsiCo et McDonald's ont également laissé une bonne impression aux investisseurs. Les financières, elles, ont bénéficié de la perspective de l'adoption d'un plan de soutien au marché immobilier. Le Dow Jones a clôturé en hausse de 0,26% à 11632,28 points et le Nasdaq Composite a gagné 0,95% à 2325,88 points.

L'action Boeing a perdu 3,67% à 66,67 dollars et affiché le repli le plus prononcé du Dow Jones en raison de la publication de résultats trimestriels inférieurs aux attentes. La performance du groupe aéronautique a été pénalisée par l'enregistrement d'une charge, ce dont il avait déjà averti le marché, liée au retard pris par son programme de surveillance aérienne, Early Warning & Control et par une baisse du prix de vente des aviations commerciaux. Les réductions de coûts n'ont pu que partiellement compenser ces facteurs négatifs. Pour autant, l'avionneur a confirmé ses objectifs 2008.

Les chiffres macroéconomiques

Au cours de la semaine qui s'est terminée le 18 juillet, les stocks de pétrole brut ont reculé de 1,6 million de barils contre un consensus qui tablait sur une baisse de seulement 600 000 barils. Quant aux stocks d'essence, ils ont affiché une hausse de 2,9 millions de barils alors que les économistes tablaient sur une hausse de 500 000 barils.

Les valeurs à suivre

AT&T

AT&T a dévoilé des résultats trimestriels en forte hausse grâce à son dynamisme dans la téléphonie mobile. Au deuxième trimestre, le plus important opérateur télécoms américain a dégagé un bénéfice net de 3,8 milliards de dollars, 0,63 cent par action, contre 2,9 milliards ou 47 cents par action, un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action s'est élevé à 76 cents, en ligne avec la prévision moyenne des analystes. Son chiffre d'affaires a atteint 30,9 milliards de dollars, en progression de 4,7%.

BOEING

Le concurrent américain d'Airbus accuse une baisse de 19% de son bénéfice net au titre du deuxième trimestre à 852 millions de dollars, en raison notamment d'une charge liée à un contrat militaire. Cette charge exceptionnelle, due aux retards de son programme de surveillance aérienne, a compensé l'augmentation du nombre de livraisons d'avions civils. Les résultats de Boeing sont ressortis inférieurs aux attentes des analystes, qui tablaient sur de meilleurs bénéfices en dépit de l'avertissement récemment passé par l'avionneur sur ce point.

MCDONALD'S

McDonald's a dévoilé des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre grâce à la forte croissance de ses ventes. Sur cette période, le numéro un mondial de la restauration rapide a dégagé un bénéfice net de 1,19 milliard de dollars, soit 1,04 dollar par action, à comparer avec une perte de 711,7 millions de dollars ou 60 cents par action, un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action a atteint 94 cents, ce qui est supérieur de 8 cents au consensus Thomson Financial.

PEPSICO

PepsiCo a battu d'un cent le consensus. Le fabricant de sodas a réalisé au deuxième trimestre un bénéfice de 1,7 milliard de dollars, ou 1,05 dollar par action, à comparer à un bénéfice de 1,56 milliard, ou 0,94 dollar un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le BPA s'est établi à 1,03 dollar. Les analystes interrogés par Thomson Financial tablaient sur 1,02 dollar. Le chiffre d'affaires est ressorti à 10,95 milliards, en hausse 14%. Le groupe a profité de la baisse du dollar et d'une demande extérieure vigoureuse.

PFIZER

Pfizer a fait état d'un bénéfice multiplié par plus de deux au deuxième trimestre. Le laboratoire pharmaceutique a dégagé un bénéfice net de 2,78 milliards de dollars, ou 0,41 dollar par action, à comparer à un profit de 1,27 milliard, ou 0,18 dollar par action un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le BPA s'est établi à 0,55 dollar par action pour un chiffre d'affaires en hausse de 9% à 12,13 milliards de dollars. Les analystes interrogés par Thomson Financial tablaient sur un BPA de 0,54 dollar. Le groupe a recueilli les fruits de sa restructuration et profité de la faiblesse du dollar.

WHIRLPOOL

Le fabricant d'électroménager Whirlpool a dévoilé un résultat en baisse au deuxième trimestre, mais supérieur aux attentes. Le groupe a été pénalisé par la hausse des prix du pétrole et des matières premières. Whirlpool a enregistré un bénéfice net de 117 millions de dollars, soit 1,53 dollar par action, contre 161 millions de dollars ou 2 dollars par action, un an plus tôt. Les analystes interrogés par Thomson Financial tablaient en moyenne sur 1,37 dollar. Les ventes ont progressé de 5% à 5,1 milliards de dollars, à comparer avec un consensus de 5,03 milliards.

EN SAVOIR PLUS

LEXIQUE

Indice de la Fed de Philadelphie : il s'agit de l'un des premiers indices d'activité régionale pour le secteur manufacturier. Un indice supérieur à 0 signale une expansion du secteur et inversement. Son intérêt pour les investisseurs est relativement limité en raison de sa forte volatilité. Le secteur manufacturier de la région de Philadelphie est relativement similaire à celui de l'ensemble des Etats-Unis. 250 entreprises sont interrogées sur leur activité actuelle (emploi, commandes, livraisons,…) et sur leurs perspectives à six mois.

Mises en chantier : cette donnée communiquée sur une base annualisée donne le nombre de logements mis en chantier chaque mois. Les mises en chantier sont considérées comme un bon indicateur de l'évolution du marché immobilier. Le nombre mensuel de permis de construire est publié en même temps.

Indicateurs avancés du Conference Board (indice des) : cet indice est calculé à partir de dix statistiques économiques, comprenant notamment les commandes dans l'industrie, les demandes hebdomadaires d'allocation chômage, l'indice S&P500, la confiance des ménages, l'écart de taux entre celui à dix ans et celui au jour le jour… Il est utilisé par les économistes pour anticiper l'évolution de l'activité dans les trois à six prochains mois.

Partager sur Facebook
Article Précédent :
ANALYSE 17H30 WALL STREET - La hausse...
Article Suivant :
LA MI-SEANCE A WALL STREET- Vers une...

Ecrire un commentaire

J'accepte la charte et que mon commentaire soit publié sur BourseReflex.com 

Les autres actualités


Retour vers 'Marchés Financiers' »




Mots-clés : Airbus   Dollar   Dollars   Dow jones   Emploi   Essence   Etats unis   Immobilier   Nasdaq   Wall street   Gra  
Sociétés citées dans cette news : Boeing   FINANCIAL   PepsiCo  

Si vous passez un ordre de bourse sur le CAC40 le vendredi soir à 18h, quand sera t-il éxécuté?