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La valeur du jour en Europe - FORTIS trébuche sur des rumeurs

Mardi 15 Jul 2008 à 16:11

Le titre du bancassureur belgo-néerlandais subit de lourdes pertes de 14,66% à 8,15 euros à la bourse de Bruxelles en milieu d'après-midi. L'action a même perdu près de 20% dans la journée, à ses plus bas niveaux depuis 13 ans. Après la dégringolade subie par la valeur le 27 juin dernier, celle-ci est aujourd'hui pénalisée par de nouvelles rumeurs qui inquiètent les marchés. Fin juin, Fortis avait déjà subi de plein fouet l'annonce d'une augmentation de capital et du non-paiement d'un dividende intérimaire en 2008.

Des évènements qui ont finalement abouti au départ de Jean-Paul Votron, l'administrateur délégué, en fin de semaine dernière. Ce matin, la nouvelle rechute du titre a été déclenchée, en premier lieu, par l'annonce par l'AMF (Autoriteit Financiêle Markten, l'autorité de surveillance des marchés financiers néerlandais) de l'existence d'une enquête concernant Fortis.

Celle-ci a pour but de faire la lumière sur les conditions du fameux plan de solvabilité du 26 juin. Mais ce n'est pas tout : les dernières rumeurs en date évoquent la possibilité d'une nouvelle augmentation de capital pour Fortis. Selon l'agence Bloomberg, un analyste s'inquiétait hier d'une déficience du capital du bancassureur et estimait qu'une augmentation de capital de 4 milliards d'euros serait nécessaire. Selon la presse néerlandaise, Maurice Lippens, le président de Fortis, pourrait par ailleurs être contraint de suivre le même chemin que Jean-Paul Votron et de quitter le groupe.

Les déboires financiers de Fortis datent du rachat par le groupe, en consortium avec Royal Bank of Scotland et Santander, de la banque néerlandaise ABN Amro, pour 72 milliards d'euros ; soit l'acquisition la plus importante de l'histoire du monde bancaire.

(An. P.)

EN SAVOIR PLUS

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Assurance

La baisse des tarifs d'assurance automobile, observée en 2007, pourrait être stoppée par la récente initiative de la Matmut. La mutuelle souhaite baisser ses prix dès le 1er juillet 2008 et s'est engagée à ne pas réviser les tarifs d'assurance auto et moto à la hausse jusqu'au 1er janvier 2010. L'an passé, les assureurs étaient confrontés à une sinistralité défavorable. En effet, la baisse des fréquences ne compensait plus la dérive récurrente du coût des corporels et la hausse du prix des pièces de rechange (+4,6% en 2007). Sur le marché français de l'assurance-vie, le repli s'amplifie : la collecte enregistre une diminution de 8% au cours des quatre premiers mois de 2008, alors que la baisse était de 3% sur l'ensemble de l'année 2007. Les supports en euros s'en sortent mieux que les unités de compte, les premiers évoluant de +3% et les seconds de -37%. La première raison de cette évolution est la chute des marchés actions. A cela s'ajoute une inversion de la courbe des taux, qui consiste en une rémunération des produits «longs», comme l'assurance-vie, inférieure à celle des produits «courts», comme les sicav monétaires. La FFSA estime que la collecte, en 2008, devrait reculer de 5% à 7% sur le marché individuel et de 3% à 5% sur le collectif.

Finance - Banques

L'année 2008 sera marquée par une politique de rigueur des banques françaises. Le Crédit Agricole a prévu un plan de recentrage pour Calyon et va céder jusqu'à 5 milliards d'euros d'actifs d'ici dix-huit mois. Quant à Natixis, qui a vu ses profits chuter de 88% au premier trimestre, à 69 millions d'euros, elle a adopté un plan d'économies de 400 millions d'ici à 2009 (représentant une baisse de 10% des coûts fixes). Comme au Crédit Agricole, certaines activités de marché trop risquées seront réduites, voire arrêtées. D'après une étude du BCG (Boston Consulting Group), la crise actuelle justifie le modèle de banque universelle, diversifiée tant sur le plan géographique que sur celui des activités. Grâce à ce modèle, les banques françaises ont pu compenser les effets de la crise, qui a durement touché les activités de banque de financement et d'investissement. A contrario, la banque à l'anglo-saxonne, qui suppose des établissements spécialisés dans les activités de banque d'investissement ou de crédit aux particuliers, pourrait être remise en cause.

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