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La valeur du jour en Europe - UBS poursuit sa descente aux enfers

Mardi 01 Jul 2008 à 15:47

UBS (-5,97% à 20,16 francs suisses) poursuit sa chute, après avoir annoncé qu'elle renforcerait le rôle de surveillance du conseil d'administration. L'établissement suisse lourdement touché par la crise des "subprime" souhaite établir une séparation nette entre les responsabilités du conseil d'administration et celles de la direction. Stephan Haeringer, Rolf Meyer, Peter Spuhler et Lawrence Weinbach ont tous les 4 présenté leur démission du CA. Les noms de leurs successeurs seront connus avant une assemblée générale extraordinaire (AGE) prévue le 2 octobre.

UBS doit réexaminer ses activités après avoir enregistré plus de 37 milliards de dollars de dépréciations liés à la crise du subprime. L'établissement agit sous la pression de la Commission fédérale des banques (CFB) et de l'un de ses principaux actionnaires, le fonds d'investissement Olivant.

Hier, le titre avait déjà chuté de 4,29%, alors que les investisseurs avait mal accueilli des informations émanant de sources citées par Reuters selon lesquelles la banque suisse pourrait vendre Paine Webber, sa grande filiale de gestion de fortune aux Etats-Unis.

Et les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent pas là : la justice américaine doit ouvrir une enquête afin de déterminer si UBS n'a pas aidé des contribuables américains à frauder le fisc.

M-L.H.

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LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Banques

L'année 2008 sera marquée par une politique de rigueur des banques françaises. Le Crédit Agricole a prévu un plan de recentrage pour Calyon et va céder jusqu'à 5 milliards d'euros d'actifs d'ici dix-huit mois. Quant à Natixis, qui a vu ses profits chuter de 88% au premier trimestre, à 69 millions d'euros, elle a adopté un plan d'économies de 400 millions d'ici à 2009 (représentant une baisse de 10% des coûts fixes). Comme au Crédit Agricole, certaines activités de marché trop risquées seront réduites, voire arrêtées. D'après une étude du BCG (Boston Consulting Group), la crise actuelle justifie le modèle de banque universelle, diversifiée tant sur le plan géographique que sur celui des activités. Grâce à ce modèle, les banques françaises ont pu compenser les effets de la crise, qui a durement touché les activités de banque de financement et d'investissement. A contrario, la banque à l'anglo-saxonne, qui suppose des établissements spécialisés dans les activités de banque d'investissement ou de crédit aux particuliers, pourrait être remise en cause.

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